DEFINITIONS
: ARBITRAGE ET MEDIATION
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I. Arbitrage
L'arbitrage est un mécanisme
institué par la loi en vue
de faire résoudre des litiges par des "juges privés".
Il suppose une convention destinée à
régler tout
différend né ou qui pourrait naître d'un rapport de
droit déterminé
(contrat de vente, de services, de travail, de location,
conditions générales connues, engagement
unilatéral
accepté,...).
Il nécessite la rédaction d'un acte
particulier lorsque
le litige apparaît, ou une clause insérée dans un
contrat
existant pour
le cas où un conflit viendrait à voir le jour.
La pratique met surtout en évidence cette
seconde possibilité:
les parties tendent à préciser les modalités de
règlement
d'un contentieux toujours possible, tant au niveau de
l'interprétation
que de l'exécution des obligations souscrites.
En effet, lors de la conclusion d'un contrat,
aucune partie de bonne
foi n'a réellement intérêt à refuser de
fixer
des règles souples
de résolution d'une divergence potentielle,
alors que si rien n'est fixé à ce moment-là, il
est
malaisé, lorsqu'un problème surgit
ultérieurement,
d'obtenir un accord d'arbitrage des parties, parce que les opinions de
celles-ci sont déjà exacerbées.
II. Médiation
La médiation
est un mécanisme de concertation, de
négociation et d'exploration de voies de convergences
destiné à concilier
ou
réconcilier des personnes à l'occasion d'un
différend qui les oppose.
Elle suppose une
pleine collaboration des parties
en conflit et leur volonté de trouver avec l’aide d’un
médiateur neutre
des
solutions de manière constructive, dans un cadre de discussion
très ouvert,
sans passer à ce moment par
une procédure plus contraignante.
Quels
sont les différends susceptibles de faire l’objet d’une
médiation ?
Ceux qui peuvent être
réglés par une transaction, c'est-à-dire une
convention par laquelle les parties entendent mettre
fin à un litige moyennant des concessions réciproques
(parmi les conflits sur lesquels il n'est pas permis de transiger,
on relève ceux relatifs à l'impôt et aux faillites).
Ceux relatifs aux obligations qui
naissent du mariage ou de la filiation, aux droits et devoirs
respectifs des époux,
aux effets du divorce, à l'autorité parentale, la
cohabitation légale et la cohabitation de fait.
Ceux relatifs aux divorces, la
séparation de biens, la séparation de corps.
Le
processus de médiation peut être initié par les
personnes physiques et morales
de droit privé (associations, sociétés).
Les
personnes
morales de droit public peuvent, elles, être parties à une
médiation dans les
cas prévus par la loi ou par arrêté
royal délibéré en conseil des ministres.
Sur
la procédure de médiation
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