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LA
COPROPRIETE ET LES FOURNISSEURS
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A l’instar des rapports entre occupants ou entre
l’association des copropriétaires et son syndic, ceux liant
l’association et les fournisseurs peuvent être
réglés par voie
d’arbitrage (voir plus bas les clauses d’arbitrage
recommandées), et si ce dernier est correctement mis en œuvre,
en quelques semaines.
Il convient en fait de souligner que la paralysie
potentielle d’une copropriété ne provient pas
forcément de faits ou conflits internes à
une copropriété.
Elle peut, même au sein d’une
copropriété à la base pacifique, découler
de l’exécution des contrats passés avec les fournisseurs
(comme des personnes privées),
principalement en matière de travaux, parce que les
difficultés naissant en la matière conduisent
généralement à des tensions internes en termes de
responsabilité et
d’alimentation des fonds.
L’insertion d’une clause d’arbitrage efficace est
également sur ce point susceptible d’éviter ou de mettre
en échec une éventuelle paralysie, d’autant que
nonobstant la
complexité d’un différend et l’intervention d’experts,
l’application de la clause peut mener en quelques semaines à la
résolution des conflits.
Comme il ne semble pas résulter de la loi
un
mandat général de représentation du syndic, et que
les pouvoirs doivent être fixés dans le règlement
de copropriété, il est
recommandé, à l’occasion de l’insertion ou de la
modification de clauses d’arbitrage dans les statuts concernant les
rapports entre les copropriétaires, les occupants et le
syndic (cf. la rubrique copropriété-syndic), de
rédiger en même temps une disposition
générale lui conférant le pouvoir de compromettre
avec les tiers à
l’association, c’est-à-dire celui d’attribuer à un
arbitre la prévention et le règlement des conflits
avec ces tiers.
Cette disposition requiert en effet une
modification des statuts nécessitant l’intervention –modique-
d’un notaire.
Une fois votée, cette disposition permet au
syndic de prévoir dans les contrats conclus entre ce dernier et
les tiers une clause d’arbitrage sans nouvelle intervention
de l’association des copropriétaires et donc nouvelle
modification des statuts.
L’on constate, en matière de travaux, que
de
plus en plus d’entrepreneurs ou de prestataires de services
acceptent la clause d’arbitrage, dans la mesure où ils
réalisent que les copropriétés sont peu
désireuses de traiter avec des personnes se retranchant
par principe derrière les aléas et longs délais
judiciaires, d’autant que la
nature des travaux et les enjeux financiers peuvent être
conséquents.
La Chambre recommande :
1. l’insertion dans les statuts des la clause
suivante, dans le cadre des
pouvoirs du syndic :
«Le syndic est autorisé à
compromettre avec les tiers au nom de l’association, et
donc à attribuer à un arbitre la prévention et le
règlement des litiges relatifs aux
rapports entre l’association et ces tiers, de l’accord de ces derniers,
et dans le
respect de la législation sur l’arbitrage. »
2. l’insertion de la clause suivante dans les
contrats avec les tiers (dont les
fournisseurs) :
"Tout différend relatif à la
présente convention (contrats d’entreprises, devis
contresignés, cahiers des charges) (ou plus
généralement à telle entreprise) et toutes
ses suites sera arbitré par la Chambre d'Arbitrage et de
Médiation, asbl
(tél.: 02.511.39.90 - fax: 02.513.63.29 - e-mail:
info@arbitrage-mediation.be -
site web: www.arbitrage-mediation.be), conformément
à son règlement."
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